CENTRE EVANGELIQUE MISSIONNAIRE D'ETAMPES

Matthieu 28.19-20
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« DANGER DE MORT !! »

Nous sommes aujourd’hui semblables à tous ceux qui nous ont précédés sur la terre depuis que le monde existe, en ce sens que dès qu’une difficulté survient nous cherchons autour de nous des solutions adaptées. Nous y consacrons du temps, de l’argent et bien d’énergie. Seulement, force est de constater que dans bien de domaines nous restons très désemparés et sans réponse. C’est ce qui explique en des temps comme ceux-ci, un intérêt accru pour les sciences occultes telles que la magie, le spiritisme, l’astrologie. L’Homme contemporain consulte son horoscope quasiment tous les matins par désir de se rassurer. Masses média et charlatans de toutes sortes s’en sont mis pour proposer des recettes et des solutions aux âmes désireuses. C’est ainsi qu’on n’est plus surpris de recevoir au coin de la rue ou dans sa boite aux lettres des prospectus du genre : « Professeur…., grand marabout voyant medium international » avec en note de bas de page : « Travail rapide, sérieux avec résultat 100% garanti ».

Mais ce qui est paradoxal c’est que ceux qui consultent ces occultistes le font souvent sans trop y croire,  avec un petit sourire moqueur aux coins des lèvres comme pour exprimer leur lassitude. Toutefois ils le font, ne sachant malheureusement pas qu’ils entrent dans un domaine très dangereux dont ils ignorent les conséquences destructrices sur leur vie. En effet, ils entrent en contact avec l’univers des esprits méchants qui s’attaquent à toutes sortes de valeurs et qui n’ont pour seule vocation que la destruction.

Chacun de nous se méfie des fils électriques arrachés des poteaux par le vent car un petit panneau indique qu’il est « interdit de toucher aux fils, même tombés par terre ». Ce panneau mentionne encore ces trois mots : « DANGER DE MORT !! ». De la même manière, cher(e)s ami(e)s, la Bible nous met en garde contre l’occultisme sous toutes ses formes.

Certaines personnes, après avoir été en contact avec un cabinet de voyance, de charlatanisme ou avec une ‘’tireuse de cartes’’, sont confrontées à des problèmes qu’elles n’arrivent même pas à comprendre ou à expliquer.  Angoisse, violence, dépression nerveuse, comportements anormaux dans un domaine ou dans un autre sont souvent les conséquences de nos contacts avec le monde des esprits.

La Bible nous enseigne que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est venu pour détruire les œuvres du diable. C’est lui qui est seul capable de vous secourir si vous êtes une victime de ces choses.

Dans la Bible, plus précisément dans l’évangile selon Luc, au chapitre 8, des versets 26 à 40, nous découvrons l’histoire d’un homme d’une rare violence. Personne ne pouvait maîtriser cet homme, même en le liant avec des chaînes. Cet homme n’était pourtant pas responsable de cette violence. Elle était le résultat de l’œuvre satanique en lui. C’est ainsi qu’il vivait, non pas dans une maison, mais au milieu des tombes dans le cimetière du village. Il était, dans cette condition, habitué à côtoyer la mort, partant, un candidat potentiel au suicide. La Bible précise aussi qu’il vivait complètement nu. Traduisant ainsi un déséquilibre sexuel et la présence en lui de nombreux esprits impurs. De plus, une force intérieure qu’il ne contrôlait pas l’emmenait à se blesser lui-même à coups de pierres, pratiquant ainsi une autodestruction aussi efficace que celle provoquée par le tabac, l’alcool ou la drogue de nos jours.

Cet homme n’avait donc aucun avenir ! Mais fort heureusement pour lui, Jésus est venu à son secours. Et c’est ainsi que les gens du village ont constaté chez cet homme un changement à la fois rapide et radical provoqué par le fait de sa rencontre avec Jésus. L’homme de notre récit est devenu lucide, vêtu, calme et complètement libéré de l’emprise des démons, d’autant plus qu’il était désormais équilibré à tous égards.

Mais que s’était-il au juste passé ? C’est la question que se posaient tous ceux qui l’avaient connu avant sa rencontre avec le Christ. C’est peut-être la même question que vous vous posez aujourd’hui.

Alors la réponse est claire et simple ! Jésus le Fils de Dieu avait eu pitié de lui. Il avait chassé en lui toutes les puissances du mal qui rendaient notre homme violent, malheureux, solitaire et désabusé.

« C’est trop facile comme cela ! », me diriez-vous. « Pourquoi ce Jésus ne fait-il pas les mêmes choses de nos jours, envers ceux qui endurent les mêmes souffrances ? »

Justement, ce Jésus n’a pas changé. Il continue à faire les mêmes choses aujourd’hui. Le temps et les circonstances contemporaines n’ont pas eu raison de son amour et de sa puissance séculaire, rassurez-vous ! Il intervient encore aujourd’hui dans la vie de tous ceux qui viennent à lui pour chercher du « repos ». Il est justement dit de l’homme de notre récit qu’il était « allé vers Jésus ». Il ne s’était pas caché, il ne s’était pas sauvé. Mais il était allé à la rencontre de ce Jésus, eu égard au fait qu’il savait de quoi il était capable. N’eut été l’attitude d’ouverture et de foi de cet homme à l’égard de Jésus-Christ, il n’aurait pas pu le sauver malgré tout l’intérêt  et toute la compassion qu’il avait pour lui.

« Vous me trouverez », dit Dieu dans la Bible, « vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre cœur ». Oui, mais dans quelle direction et comment le chercher alors, se demandera quelqu’un. Peut-être faudrait-t-il adhérer à une secte, pratiquer une religion, faire beaucoup de bonnes œuvres ou un pèlerinage ? Rien de tout cela !!

Le Dieu de paix, créateur de l’univers et Père de Jésus notre Seigneur, reste toujours sensible à nos malheurs. Jamais il ne nous rejettera si nous venons à lui. Il a un cœur de Père. Toutefois, nous sommes libres de le solliciter ou non, d’accepter ou pas le secours qu’il se propose de nous offrir. C’est lui-même qui a dit : « Venez à moi vous tous qui êtes chargés  et fatigués, et je vous donnerez du repos… ».

Si vous êtes, d’une quelconque façon, concerné par ce que vous venez de lire, sachez que Dieu vous aime et veut vous arracher du danger qui guette votre vie par l’entremise de l’action de Satan sur elle. Faites de tout cœur cette prière à Dieu. Faites-le comme si vous aviez en face de vous une personne et sans douter de son attention. C’est du moins ce qu’enseigne la Bible pour une personne qui cherche Dieu. Dites :

« Mon Dieu, je viens à toi en ce moment. Avec mes soucis, mes multiples difficultés, mes ennuis que connais si bien. Je te prie de bien vouloir te manifester à moi, d’entrer dans ma vie, de la changer complètement. J’ai entendu dire que tu en as le pouvoir. Seigneur, aide-moi à te faire une entière confiance. Je m’attends à ton intervention dans ma vie. Merci de m’avoir écouté et m’avoir exaucé. C’est au nom de ton Fils Jésus-Christ que je t’adresse cette prière. AMEN ! »

 

Si vous avez une quelconque préoccupation après avoir lu ces mots, n’hésitez pas à nous contacter dès que possible. C’est avec joie que nous répondrons à vous questions et que nous discuterons avec vous relativement à la foi chrétienne en Jésus-Christ. Aussi, si vous n’avez pas de Bible et que vous en désirez, n'hésitez pas à nous contacter.

 

 

 

Paul, sa stratégie : Les Hommes et les femmes

Une interpellation à l'engagement missionnaire

(Première partie)

En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes tous appelés à la mission, chacun à un ministère particulier. Pour bien l’accomplir,  il important de s’inspirer des expériences de ceux qui nous ont précédés dans la foi, à l’instar des premiers apôtres au rang desquels se trouvait Paul. En effet, peut-on parler du christianisme aujourd’hui sans évoquer l’apôtre Paul ? S’il n’en est pas le fondateur au sens christique du terme, il est de toute évidence un instrument important de sa vulgarisation et de son affermissement (Actes 9 :15-16). Son expérience, ses difficultés et malgré elles, son œuvre, sont pour nous une source d’encouragement et d’inspiration. Quelle était sa stratégie ?

Homme spécial il est, mais certainement pas homme extraordinaire. Le secret de son succès ministériel de nos jours reconnu se résume en un seul principe : Les hommes et les femmes !!! Pour mieux cerner la stratégie paulinienne et son approche anthropocentrique dans le ministère, nous ferons ensemble un voyage à travers les Actes des apôtres avec des références épistolaires.

Son appel

Connu sous le nom de Saul (son nom juif)  à ses débuts, ce personnage a été tristement célèbre dès ses premières apparitions en Actes 7:58 en ce sens qu’il présidait la lapidation d’Etienne. Mais c’était sans compter sur l’incompréhensible grâce du Seigneur, qui plus tard choisissait de le rencontrer personnellement sur la route de Damas alors qu’il « respirait encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur » (Actes 9 : 1). Une fois repenti, l’homme comprend sa nouvelle vocation : porter le nom du Seigneur devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël (Actes 9 :15). Pour atteindre ses objectifs, une stratégie s’impose : Les hommes et les femmes !!!!!

Ses débuts

Paul fait ses premiers pas dans la foi en se fortifiant et en prêchant l’évangile aux juifs en Arabie et à Damas (Gal 1 :17 ; Actes 9 :22 ). « Au bout d’un certain temps », les persécutions éclatent contre lui et il se trouve obligé de fuir à Jérusalem (Actes 9 :23-26 ; 2 Co 11:32-33). C’est ici qu’il fera la connaissance des grands apôtres, « trois ans plus tard » après sa conversion, dira-t-il en Galates 1:18-20. Il ira de là pour Tarse, sa patrie d’origine, où Barnabas, son premier véritable « sun ergoÏ », c’est-à-dire collaborateur, viendra le chercher pour qu’il débute  la mission à ses côtés comme assistant.

Les voyages missionnaires de Paul : une réussite basée sur les relations avec ses « Sun ergoÏ »  (Co-laborateurs , co-ouvriers)

Premier voyage missionnaire : C’est vraisemblablement vers 46-48, « 14 ans après » sa conversion (Galates 2 :1) que Paul commence son ministère aux côtés de Barnabas, mandaté par l’Eglise de Jérusalem pour aller assister les chrétiens d’Antioche. C’est là que débutera leur 1er périple missionnaire sous les commandes de Barnabas. Paul aura bien affaire aux Sun ergoî par nécessité évangélique. Avant son départ d’Antioche, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Menahem sont aussi évoqués comme ses collaborateurs au début de son ministère (Actes 13 :1). Durant le voyage, il recrute Tite (Galates 2 :1) qui se montrera hyper efficace dans son ministère (par son travail en Crète, en Dalmatie ; auprès des Corinthiens). Jean-Marc, le cousin de Barnabas, était également à leurs côtés. Malheureusement, il les abandonnera en cours de route (Actes 12 :25, Actes 13 :5). Ce qui ne fera pas du tout plaisir à Paul qui considèrera plus tard cet acte comme une désertion pure et simple.

Arrivés en territoire romain (Antioche de Pisidie), Paul prend les commandes de la mission. Dans  Actes 13 :43, le narrateur passe de « Barnabas et Saul » à « Paul et Barnabas ». Leur périple les mènera dans toutes les villes de l’Est en aller et  retour. Suite à une vive discussion engendrée par les judéo-chrétiens, ils se trouvèrent dans l’astreinte de se rendre à Jérusalem pour le tout 1er concile de l’Eglise (Actes 15 :1-2). Après ce concile, Jude et Silas furent désignés pour attester le rapport de conférence que  Paul et Barnabas allaient rendre à leur retour à Antioche. Ils les accompagnèrent donc en présence de Jean-Marc qui les rejoignit à nouveau. Mais la pilule de sa compagnie comme Sun ergoÏ passera mal quand il faudra aller pour le 2e voyage missionnaire (Actes 15 :22 ; 37).

Deuxième voyage missionnaire : Sous la « stimuline » de Paul (Actes 15 :36) le 2e périple missionnaire est engagé  vers l’an 51 (Actes 15 :41 à 18 :22). Mais suite à la dichotomie entre lui et Barnabas au sujet de la présence de Jean-Marc à leurs côtés, la séparation est prononcée en Actes 15 :39 et il aura désormais pour collaborateur principal Silas, homme disposé et disponible pour la mission. Arrivé à Lystre, Paul recrute Timothée dans son équipe après avoir entendu le bon témoignage qu’on rendait de lui (Actes 16 :1-3). Luc rejoint l’équipe à Troas (16 :8,10). Ils entrent en Europe par Philippes et là ils font la connaissance de Lydie, « une craignant Dieu » qui se convertit. Elle sera une véritable collaboratrice dans le ministère de Paul en ce sens que c’est son domicile qui sera le commencement de l’église de cette ville (16 :40). Les autres frères de cette ville se firent, « à 2 reprises », partenaires avec Paul en lui faisant parvenir des dons financiers (Phil 4 :15-16).

Partant de là, Paul et Silas feront encore la connaissance d’hommes et femmes qui se sont rendus utiles pour la mission. Il s’agit entre autres de Jason, un autre « homme disponible » (Actes 17 :5-9), Aquilas et Priscille. Denys l’aréopagite, Damaris, Justus, Crispus le chef de la synagogue se distinguèrent également de la foule des croyants comme collaborateurs de Paul à Athènes et Corinthe (17 :34 ; 18 :7-8). Il fera également la connaissance de  Sosthène,  le nouveau chef de la Synagogue qui se convertit et devint son collaborateur au moment de la rédaction de l’épître aux Corinthiens (Actes 18 :17 ; 1 cor 1:1).

L’apôtre avait l’habitude de laisser certains de ses collaborateurs dans les églises créées pour permettre le développement de celles-ci. Il avait compris que le secret de la réussite de sa mission reposait sur les hommes et les femmes que Dieu mettait sur son chemin. Il sût déceler en eux des caractères, dons et talents utiles pour la mission et sût les valoriser en collaborant avec ceux qui étaient disposés et disponibles.

 

Paul, sa stratégie : Les Hommes et les femmes

Une interpellation à l'engagement missionnaire

(Deuxième partie)

Le 3e voyage missionnaire (Actes 18 :23 à 21 :16)

Le 3e périple missionnaire se déclenche alors que Paul est à Antioche où il vient de passer quelque temps. Nous sommes vers l’an 53-54. Ici aussi il applique sa stratégie en se faisant de nouveaux collaborateurs. A Ephèse, il se fera aider par Eraste, certainement le trésorier de la ville de Corinthe dont parle le secrétaire de Paul en Romains 16 :23. On pense que celui-ci avait tout laissé pour se joindre à l’apôtre : ce qui est bien remarquable !!!  Avec lui Gaïus et Aristarque que Actes 19 :29 appelle « les compagnons de Paul ». En l’absence de l’apôtre, ceux qu’il avait laissés, Priscille et Aquilas, avaient  fidèlement continué la mission. Suivant l’exemple de Paul, ils s’étaient à leur tour fait des collaborateurs à l’instar d’Apollos, « Homme éloquent et versé dans les Ecritures » (Actes 18 :24) qui  sera  « d’un grand secours » (Traduction du semeur) aux enfants de Dieu qui se trouvent à Ephèse. Parti de là, Paul embarque pour la Macédoine et la Grèce. Il n’est pas seul, la Bible dit qu’il avait pour l’accompagner Sopater de Bérée, Aristarque de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée et Tychique, ainsi que Trophime originaire d’Asie (Actes 20 :4), hormis Luc. Il est important ici de noter le déplacement exceptionnel de Timothée, pourtant en poste à Ephèse.

Philippes, Troas, Assos, Mytilène, Chios, Samos, Milet, Patara, telles sont les villes que  traverse  l’apôtre, de la Grèce vers Jérusalem où est signé son arrêt de mort. Averti par l’Esprit qu’il y sera fait prisonnier (Actes 20 :23 ; 21 :4,11), il s’en tête et y va. Peut-être parce qu’il avait formé le projet de se rendre à Rome, peu importe la façon, pour rencontrer l’empereur et lui parler de Jésus (Actes 19 :21 ; 28 :19).

Pour se rendre à Jérusalem Paul et son équipe font le voyage vers la Syrie en passant par Tyr. Ils y firent 7 jours en présence des autres disciples qu’ils avaient rencontrés. Il faut noter que Paul avait une grande inclination pour la communion fraternelle. Il savait développer des liens très forts. On a par exemple eu quelques jours plus tôt une note mélancolique, le discours d’adieu de l’apôtre aux anciens  d’Ephèse à Milet, véritable testament spirituel à ses collaborateurs dont certains n’allaient certainement plus revoir le visage (Actes 20 :17 -38). De Tyr, Paul et ses « sun ergoï » feront avec les frères en Christ de cette ville une dernière prière sur le rivage de la mer avant d’embarquer (21 : 5). De là ils iront à Ptolémaïs. La marque importante ici est l’importance que Paul attache à la communion fraternelle au point d’accepter de s’y arrêter juste pour un soir pour saluer les frères et communier avec eux (Actes 21 :7).Cela prouve une fois encore la marque de considération que Paul accordaient aux hommes et aux femmes du Seigneur, ses « sun ergoï ».

Rendus ensuite à Césarée, ils feront la connaissance de Philippe, l’unique que le Nouveau Testament nomme « évangéliste » (Actes 21 : 8). D’autres disciples se joignirent à eux et les accompagnèrent à Jérusalem où ils feront la connaissance de Mnason, un « disciple de longue date », genre de personne que l’apôtre appelle humblement « ses parents » dans la foi en Romains 16.

Le 3ème voyage missionnaire prend fin à Jérusalem aux environs de l’an 57-58. C’est pendant ce voyage que Paul a écrit les épîtres aux Romains lors de son séjour en Grèce (Actes 20 : 2-3) ; 1 Corinthiens, 2 Corinthiens, Galates et peut-être même Philémon durant son incarcération à Ephèse (2 Corinthiens 1 : 8 ; 11 : 23).

Le voyage vers Rome (Actes 21 : 17 – 28 : 31)

Une fois arrivé à Jérusalem, il n’y aura pas de repos pour Paul. Après avoir rendu compte aux dirigeants de leur périple missionnaire, Paul connaîtra la persécution des juifs qui le saisiront dans le temple (Actes 21 : 30). Arrêté, il sera amené à Césarée auprès du gouverneur Félix dans la nuit du 9ème au 10ème jour après son arrivée à Jérusalem. C’est le début de son voyage vers Rome (Actes 23 :23). Nous sommes bien sûr en l’an 58 tout au plus. Après 2 ans passé en prison, il en appela à César et fût transféré à Rome. Accompagné de ses « sun ergoï », il fera un long et périlleux voyage. Remarquons en outre que, même lors de ce voyage en qualité de prisonnier, l’apôtre ne se privait d’aucune occasion de communier avec les hommes et les femmes du Seigneur. Son amour pour les enfants de Dieu est encore souligné par Luc (Acte 27 :3). Par le seul fait de les voir, il fut fortifié (Actes 28 : 15).

Une fois à Rome, Paul se rendra très utile aux chrétiens pendant le temps de sa première captivité (plus de 2 ans). Les écrits de l’historien Eusèbe disent qu’il aurait été libéré parce qu’aucun de ceux qui l’accusaient à Jérusalem n’était venu réitérer l’accusation (Actes 28 : 21). C’est certainement pendant cette première captivité romaine que Paul aurait écrit la lettre de Philémon, Colossiens, Ephésiens et peut-être aussi Philippiens. Nous sommes vers l’an 60-62.

Après Actes 28

La vie de l’apôtre ne s’arrête pas en Actes 28. L’absence de conclusion le prouve. En effet après sa première captivité à Rome, il se rend à Ephèse. La situation a bien changé entre temps ! Pricille et Aquillas sont repartis pour Rome d’où ils venaient auparavant ; un tremblement de terre a ravagé Laodicée, Hierapolis et Colosses (une église formée par Tychique, Trophime, Epaphras, Philémon, Archippe et d’autres, tous des collaborateurs  de Paul convertis à Ephèse). Après ces évènements, on n’entend plus parler de quelques-uns, peut-être n’avaient-ils pas survécu au tremblement de terre.

En 64-65, Paul se retrouve à nouveau emprisonné à Rome. A cause de la forte persécution, Pricille et Aquillas vont retourner à Ephèse où se trouve Timothée en exercice. Dans les années 65-67, l’apôtre meurt sous Néron lors de la grande persécution de l’Eglise. La tradition chrétienne raconte qu’il fût décapité.

Conclusion

Sans doute la stratégie paulinienne en vue de l’unité et de la croissance de l’église, c’est les hommes et les femmes que Dieu a donnés à son Eglise. En explorant le livre des Actes, on s’en rend compte. C’est eux qui ont été les porteurs des épîtres de Paul dans tous les endroits où il les envoyait. C’est au travers d’eux que Paul aidait et fortifiait les églises. Lorsqu’il donne à Luc la recommandation de rédiger un évangile et le livre des Actes des apôtres, l’intention est claire : démontrer que l’évangile est parti de la Galilée à Jérusalem (Evangile selon Luc) et de Jérusalem au bout du monde selon le mandat de Actes 1 : 8 (Actes des apôtres). Ainsi, loin d’une discontinuité, c’est plutôt une continuité qui existe entre les 2 illustres apôtres de l’histoire de l’Eglise : Pierre pour les juifs comme « ouvreur » du royaume (Actes 1 : 12) et Paul pour le reste du monde comme « apôtre des païens ». Ce juif zélé pour les traditions de ses pères a propagé l’évangile et préparé l’Eglise à accueillir en masse les païens qui allaient dans l’avenir se tourner vers Jésus le Nazaréen. Pour y parvenir, sa stratégie était toute simple : les hommes et les femmes !!!

 

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